Actualités

La modélisation numérique... Dispendieux? Utile?

Par: M. André Laforest, ing.M. Sc., hydrogéologue, Président de Laforest Nova Aqua

La modélisation numérique consiste à recréer, dans un logiciel spécialisé, le milieu souterrain où une municipalité exploite un puits d’eau potable. Une fois le milieu souterrain reproduit dans le logiciel spécialisé, on procède à des simulations. Je cite l’exemple d’une municipalité qui remplace son puits d’eau potable puisqu’il a atteint la fin de sa vie utile. Le puits existant est situé à proximité de sources de matière organique, d’un milieu humide, dans un sol où la disponibilité de l’eau varie selon l’endroit. Le lieu possède un potentiel d’alimentation en eau potable à long terme. L’eau brute du puits existant contient de la matière organique. Un sous-produit de désinfection, les trihalométhanes (THM), résulte de la chloration de cette eau en raison de la présence de la matière organique. Or, les THM sont indésirables puisqu’ils sont réputés cancérigènes. Un système de filtration est donc nécessaire pour diminuer la matière organique dans l’eau brute, augmentant ainsi le coût du projet.

 

LNA est maintenant inscrit au registre des lobbyistes

Depuis la fin janvier 2012, les professionnels de LNA susceptibles de faire des actes de lobbyisme sont inscrits au registre des lobbyistes.

Devant le climat particulier et la mauvaise presse qui existe dans le domaine du génie et de la construction dont LNA est on ne peut plus étranger, LNA désire confirmer sa bonne attitude, sa transparence et son honnêteté dans ses différentes démarches d'affaire avec les municipalités et villes, sa principale clientèle. Les dirigeants de LNA ont entamé les démarches d'inscription au registre à l'automne 2011, notamment en assistant à une formation sur la question, en engageant les services d'un notaire, en obtenant une clé de signature du ministère de la Justice du Québec et en procédant à l'inscription en ligne au registre.

Tout acte de lobbyisme effectué par un des spécialistes de LNA sera désormais rendu public sur le site web du registre des lobbyistes.

LNA est parmi les premières firmes de génie conseil à s'inscrire au registre et à respecter les règles en matière de représentation auprès des officiers municipaux.

 
 

Eau potable : êtes-vous stratégique dans l’utilisation de votre ressource?

Par: Jean-Philippe Tremblay, geo., hydrogéologue

L’immense territoire que représente la province de Québec dispose de 3% des eaux douces renouvelables de la planète, ce qui constitue une richesse incroyable pour le peuple québécois. L’abondance de l’eau douce au Québec est probablement l’une des raisons qui explique que les québécois sont parmi les plus grands consommateurs d’eau potable au monde. Malgré son caractère renouvelable, il n’en reste pas moins que l’exploitation de la ressource en eau potable représente des coûts significatifs pour la société québécoise. Il en coûte au Québec 1,51$ en moyenne pour produire, distribuer, collecter, et traiter 1 000 litres d’eau. Dans un cadre de développement durable et de changements climatiques pouvant affecter l’équilibre précaire des phénomènes naturels, protéger la ressource et réduire la consommation en eau devient un enjeu incontournable pour le Québec.

Devant ces constats et dans le cadre de la Politique nationale de l’eau, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) a récemment publié sa « stratégie d’économie d’eau potable » visant à réduire, d’ici 2017, de 20% la consommation moyenne par personne pour l’ensemble du Québec par rapport à l’année 2001.

 
 

Quelle est votre « empreinte eau »?

Par: M. André Laforest, ing.M. Sc., hydrogéologue, Président de Laforest Nova Aqua

Vous avez probablement une idée générale de la quantité d’eau que vous consommez. Une partie de celle-ci est utilisée pour une consommation directe, comme l’eau que l’on boit ou que l’on utilise en cuisine. Une autre partie sert à l’hygiène. À titre indicatif, lorsqu’il évalue les besoins d’une population, l’ingénieur ou l’hydrogéologue considère que le Québécois consomme en moyenne 400 litres d’eau par jour!

Vous comprendrez bien que vous ne buvez pas 400 litres dans une journée. En fait, vous n’en consommez qu’un peu moins de 10 %, soit environ 40 litres par jour. Pourtant, les règles sont telles qu’une municipalité doit produire en moyenne 400 litres par jour pour chaque personne connectée à son réseau. C’est donc dire que l’eau que vous buvez a une valeur significative : pour chaque litre consommé, 10 litres sont produits.

Il existe une eau que l’on ne voit pas et qui circule à une échelle beaucoup plus grande que votre municipalité. Madame, Monsieur, voici l’eau virtuelle! Il s’agit en fait de la quantité d’eau nécessaire à la production d’un bien. Cela peut aussi bien être une boisson, telle que la bière, de la nourriture, comme du riz, ou encore même un bien de consommation, à l’exemple d’une voiture.

 
 

Qui était avant l'autre : le gaz naturel ou l’eau?

Par: M. André Laforest, ing.M. Sc., hydrogéologue, Président de Laforest Nova Aqua

Une chose est certaine : le gaz naturel et l’eau étaient tous deux là avant l’homme. Autre fait avéré : l’exploitation de l’eau a débuté avant parce qu’elle était visible par l’homme.

Je ne crois rien vous apprendre en mentionnant que le monde a besoin d’énergie, et que le même monde a besoin d’eau. La population mondiale augmentant, les besoins en eau et en énergie augmentent eux aussi.

Bien que le gaz de shale n’ait actuellement pas la cote un peu partout dans le monde, retenons que les plus importantes sources d’énergie en termes de production sont les combustibles fossiles et le nucléaire. Or, le nucléaire n’a pas la cote non plus en raison des récents évènements au Japon; on peut maintenant parler d’une liste des pays abandonnant le nucléaire. Les combustibles fossiles s’imposent alors toujours comme incontournables en attendant de trouver des alternatives de production élevée (comprenons ici que l’éolien et le solaire ne sont pas considérés pour de tels besoins).

On peut donc juger raisonnable que le gaz de shale soit exploité dans un avenir pas si lointain, le temps que l’on documente davantage cette filière, ce qui est actuellement fait un peu partout dans le monde. Au Québec, ce besoin de documenter davantage la filière vient du fait que le shale est considéré une source nouvelle, donc inquiétante, et qu’une exploitation éventuelle se situe en zones habitées. À cet égard, on ne s’en sort pas car les shales contenant le gaz naturel et les zones habitées occupent à peu de chose près le même territoire.

 
 
  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  5 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »